Comment le smartphone a changé le design :

Comment le smartphone a changé le design :

En 15 ans, j’ai pu voir l’évolution du graphismes et des nouvelles technologies.

Et oui, cela fait déjà plus de 15 ans que j’ai commencé mes études de dessinateur maquettiste. A l’époque, j’étais dans une section qui avait déjà 20 ans de retard pour certaines matières. Alors, j’ai même appris à faire des mises en page sans ordinateur. Lorsque j’y repense, je me dis que je pourrai donc vous conter 35 ans d’histoire graphique, pourtant j’en ai à l’heure où je vous écris ces lignes, que 33.

Etre graphiste avant les ordinateurs :

Autrefois, toutes les mises en pages, les logos, la créations de nouvelles typographies, d’illustrations… Tout, se faisait à la main ! Les ordinateurs sont donc arrivés peu à peu dans la vie professionnelle pour simplifier le travail de beaucoup de gens et surtout, accélérer les processus.

Tout était si lent et si inconfortable. Chaque malfaçons devait être refaite car le ctrl+Z n’existait pas. Alors, il ne fallait pas se tromper. Mais au final, ça avait tout de même son charme.

Cela m’a permis de bien penser mes design avant de les coucher sur un papier très spécial. Ce papier était assez épais et dès qu’une erreur survenait, nous pouvions le gratter avec une lame de rasoir pour effacer la rature. Le dessin, le découpage et le collage était aussi très souvent utilisés. Car je le rappelle, ces cours avaient 20 ans de retard et venaient tout droit des années 80, début 90 !

L’arrivée des ordinateurs :

Heureusement, en parallèle, j’avait quelques cours de logiciel de mise en page et de retouche d’image : Photoshop, Illustrator et Xpress, un concurrent de l’époque d’InDesign. C’était entre 2004 et 2007.

Ces logiciels pouvaient enfin nous permettre de pouvoir se tromper et de revenir en arrière, quel gain de temps !

En graphisme, ce qu’ont changé ces logiciels et les ordinateurs, ont permit de faire des dégradés, de mettre plus de motifs, d’ombrages et de fantaisie. La 3D a aussi beaucoup aidé à cela. Là est donc né les logos en fausse 3D avec des ombrages et des dégradés.

De plus, google image commençait déjà à diffuser des images d’autres design, et les graphistes avaient de ce fait, de l’inspiration à portée de clics.

L’arrivée des smartphones :

Peu à peu, tout ceci est devenu un peu ringard puisque le smartphone est apparu. Apple et son I-phone a donc changé le monde, aussi pour le graphisme !

En effet, aujourd’hui, les applications et les sites internet doivent être supportés sur les téléphones. L’écran étant plus petit, la connexion moins bonne que celle à la maison et la concurrence rude pour le référencement (un site bien référencé est rapide et donc léger), il a donc fallu tout simplifier. Apple justement. De par son design épuré, ses interfaces simples et claires, ont donné la ligne de conduite au design en général, puisqu’ils ont été les premiers à rencontrer le succès sur le marché du smartphone.

En 2019, 95% des français étaient équipés de smartphones contre un pourcentage ridicule en 2009 puisqu’ils venaient à peine d’être démocratisés à cette époque.

Ce qui veut dire qu’en 10 ans, cela a changé complètement la manière de concevoir les sites, les logos et la communication en générale.

Cela est très flagrant sur les logos de grandes entreprises, puisque la plupart ont suivit les évolutions évoquées.

Et demain ?

Personne ne sait ce que sera demain, mais je pense que le graphisme se complexifiera à nouveau sans non plus revenir en arrière en terme de lisibilité. Il deviendra peut être plus personnalisé puisqu’à force de vouloir tout épurer, tout finit par se ressembler et plus rien ne se démarque.

De plus, les nouvelles technologies sont de plus en plus puissantes, alors elles pourront afficher très rapidement les images.

Ne dit-on pas que la mode est un éternel recommencement ?

Pour ma part, j’apprécie toutes sortes de graphisme et j’essaye justement de ne pas retirer la personnalité d’une entreprise qui fait son identité. Je préfère, quitte à ne pas toujours être à la pointe de la mode de l’épuré, me fier aux émotions que souhaite faire passer l’entreprise, car je n’ai pas parmi mes clients, des multinationales qui savent très bien que la mention seule de leur nom, se suffit d’elle-même.

Rendez-vous dans 10 ans donc, pour voir si j’avais raison.

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